« On ne peut pas rester les bras croisés »

mercredi 19 octobre 2016
par  Gabriel Dénecé
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Originaire d’Haïti, le père Mikerson, arrivé en mars dans la commune, lance un appel aux bonnes volontés pour venir en aide aux victimes, touchées par l’ouragan Matthew.

Entretien (source : Ouest France du 18 octobre)

Le père Mikerson Comment s’est passée votre arrivée en mars ?

Tout naturellement. Je connaissais déjà le coin pour avoir été à Dinan pendant quatre ans. Ici, les gens sont accueillants. Avoir deux paroisses, Broons et Caulnes, c’est beaucoup de travail mais c’est aussi passionnant. Je rencontre des gens et cela crée de la proximité dans la mission. Je suis au service des personnes. Je ne suis pas tout seul. C’est un travail de communion à l ’église pour que la bonne nouvelle soit annoncée. Je vois dans chaque visage une personne à aimer.

Vous sentez-vous bien intégré ?

Oui. Je fais même du foot. Je suis milieu de terrain offensif. Le foot, c’est une passion et ça me permet de rencontrer des jeunes. C’est une source d’équilibre dans ma vie de prêtre. Je suis heureux ici et je travaille avec des gens formidables, dont les coordinateurs André Sicot (Caulnes) et Marthe Leclerc (Broons).

Vous êtes originaire d’Haïti. Comment avez-vous réagi après l’ouragan Matthew qui a touché le pays ?

Je suis originaire du sud d’Haïti, de Beaumont, 40 000 habitants, dans la région de Jérémie. C’est la région la plus touchée par le cyclone. La plupart des maisons sont détruites. Le travail des agriculteurs est anéanti. C’est l’un des sites agricoles qui nourrit le pays. Ce sera dur de remonter la pente. On ne peut pas rester les bras croisés, même si on est impuissant. La première chose que j’ai faite, c’est de porter dans la prière tous mes compatriotes. J’ai été plusieurs jours sans nouvelles. J’ai des amis qui m’ont envoyé des messages.

Vous a-t-on soutenu ?

J’ai été très touché par des gens qui m’ont adressé des messages pour me demander des nouvelles. J’ai été porté par le soutien des uns et des autres, signe d’une proximité remarquable.

Comment peut-on venir en aide aux victimes ?

Une participation, quelle que soit la forme, révèle un signe fort à celui qui est à l’autre bout du monde. La souffrance de l’un est aussi la souffrance de l’autre. Face à ce drame, on ne peut pas se réjouir. Il y a la solidarité dans la foi, dans l’humanité. Les pères de Saint-Jacques, dont je fais partie, ont lancé un appel aux dons. Chacun peut donner ce dont il a envie.

Pour faire un don :

www.missionnaires-st-jacques.org/


Voir le site : Pour faire un don :

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